Un texte qui parle de l’éternité pour accompagner le deuil? Le Kadich

Devant la mort, les mots nous manquent.

Quels mots peut-on prononcer lorsqu’on est en deuil ? Que peut-on dire à une personne qui a perdu un proche ?

Chaque personne a sa propre approche, et le Kadich les permet toutes. Parmi les explications suivantes, certaines vous parlerons d’autres moins. C’est à vous de choisir.

Le Kadich est avant tout la façon juive de porter hommage à la mémoire de l’être cher qu’on a perdu, chacun s’accorde sur ce fait.

Dire le Kadich c’est également accepter, dans ce moment difficile, le soutien de ses proches et de sa communauté. Les proches disent le Kadich, et leurs proches leur répondent, montrent qu’ils sont là. Dire le Kadich, c’est répondre présent à l’appel de la mémoire, répondre au Kadich, c’est répondre présent aux endeuillés. Une façon de porter la mémoire ensemble.

En disant le Kadich, on pense à la personne qu’on aime, aux enseignements éternels que cette personne nous a donnés. Il est de tradition de dire le Kadich à chaque office pendant les 7 jours de deuil, puis au 30iem jour et enfin chaque année, à la date anniversaire du décès ainsi qu’aux grandes fêtes. Lorsqu’on perd un parent, on dit le Kadich autant de fois que possible pendant cette première année. On le dit à la maison ou à la synagogue. Que vous soyez « religieux » ou non et quel que soit le sens que vous attribuez à ce mot, vous avez le droit de vous appuyer sur notre tradition, à votre façon. Pour toute question, n’hésitez pas, adressez-vous au rabbin de votre communauté.

Téléchargez le texte du Kadich en hébreu et en translittération ici

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Cérémonie de reprise d’engagement (séparation-personnel)

Lorsqu’un couple se créée, il peut prendre divers degrés d’engagement.
Lorsqu’un couple se défait, il est important d’opérer une dissolution commune.
C’est, par exemple, le divorce, de divorce civil, ou le divorce religieux dans certaines religions.
Le couple peut également décider de marquer la fin de son existence par la création d’une cérémonie qui répond à leur réalité très spécifique.

Lorsqu’une personne s’engage dans un couple, elle met dans ce couple des espoirs, des attentes, qui lui sont très personnels. Elle a sa propre vision de son engagement dans le couple.
On donne sa parole, on engage sa conscience, peut-on reprendre sa parole, en restant entier avec sa conscience?

Cette deuxième série de question est un peu différente de la première, pour plusieurs raisons:

En effet, la fin de la relation précède souvent sa concrétisation publique et administrative. Peut-on être engagé vis-à-vis d’une relation qui, factuellement, n’existe plus? Mais peut-on être dégagé de ses engagement, juste comme cela du jour au lendemain, de façon unilatérale? La cérémonie de reprise d’engagement permet de tourner la page de la relation et des espoirs personnels qu’on y a mis, indépendamment de la page qui devra être tournée de façon officielle.

Par ailleurs, une relation de couple qui se défait est un système très complexe. Comment satisfaire en même temps les besoins émotionnels des deux futurs anciens-partenaires? Cela peut fonctionner, bien sûr, mais que faire si ce n’est pas le cas? Dans ces moments difficiles, chacun doit se réapproprier sa vie et sa liberté, et cette transition se fait au niveau individuel, et non pas au niveau du couple.

La cérémonie de reprise d’engagement s’adresse à vous en tant qu’individu.
Les sentiments, les actes, les engagements qui n’ont pas aboutis sont légitimés et réinscrits dans l’avenir de la personne.
La volonté de créer le couple est validée, ainsi que la décision de renoncer à le créer.
Les symboles de l’engagement sont réattribués.

Cette cérémonie a été écrite le 9 avril 2013, par Floriane Chinsky, Rabbin et Sociologue, et réalisée pour la première fois ce même soir.